samedi 1er juin : Cry Baby / John Waters

Tout commence à Baltimore, comme souvent chez John Waters. Nous sommes au milieu des années 1950. Deux bandes rivales règnent sur le lycée : les « coincés » et les « frocs moulants ». Lors d’une séance de vaccination collective, les yeux de la prude Allison (Amy Locane) ne peuvent résister au charme de Wade (Johnny Depp). Les cheveux gominés, le blouson en cuir de rigueur, Wade est le chef des « frocs moulants ». Il est surnommé « Cry-Baby » parce que lorsqu’il pleure, une seule petite larme coule sur sa joue. Les deux lycéens vont tomber follement amoureux. Et bien évidemment, ce n’est pas facile car tout les oppose. Allison est une fille à papa chaperonnée par sa grand-mère. Elle a déjà un fiancé attitré, coincé de chez coincé ; Cry-Baby, lui, roule en moto, aime le rock’n’roll et a des amis peu fréquentables, du moins aux yeux des habitants de Baltimore. Bref, c’est un vrai rebelle…
On l’aura compris, avec cette trame très attendue, John Waters rend un hommage assumé aux teen-movies musicaux américains. Il cite aussi bien Grease (Amy Locane a un timbre de voix identique à celui d’Olivia Newton-John) que La Fureur de vivre (la séquence finale de course de voitures), Le Rock du bagne (pour le côté rockeur de Johnny Depp) ou encore West Side Story (une histoire d’amour contrariée entre deux bandes ennemies). Les références sont appuyées, le jeu des comédiens délibérément outré (ici le premier baiser est plus proche de la soupe de langues), mais on n’est pas pour autant dans la parodie pure. À l’inverse d’un Mel Brooks où le détournement des codes suffit souvent à générer le rire, John Waters lie toujours sa démarche transgressive à une critique sociale. Du coup, cela nécessite aussi de la part du spectateur une certaine acuité et un second degré pour voir au-delà du kitsch. C’est sûrement ce qui explique que Cry Baby a été un semi-échec lors de sa sortie aux États-Unis, le public ne percevant pas toujours l’ironie de l’histoire et de la mise en scène. Nicolas Maille / Critikat / voir la note intégrale ICI

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John Waters
Cry Baby / 1990

Fiche détaillé Wikipedia

samedi 1er juin 18h
Maison de quartier Gérard Rinçon
30 rue Ernest Savart – Montreuil

Dernier film de la saison !

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samedi 11 mai : L’Inconnu / Tod Browning

Alonzo est un lanceur de couteaux qui a la particularité de ne pas avoir de bras, exécutant tous ses gestes grâce à ses pieds. Mais la réalité est plus complexe… Il entretient une relation privilégiée avec Nanon, la fille du patron, phobique du toucher des mains des hommes. Alonzo paraît alors comme partenaire idéal…
De courte durée (une heure cinq), L’Inconnu déroule une puissante mécanique dramatique. Avec le célébrissime Freaks (lui aussi réalisé dans le milieu « monstrueux » du cirque), un des chefs-d’œuvre de Tod Browning avec son acteur fétiche Lon Chaney, à revoir ou découvrir absolument !

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Tod Browning
L’Inconnu / 1927

Fiche détaillée Wikipédia

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samedi 6 avril : 2001, l’Odyssée de l’espace / Stanley Kubrick

L’aube de l’humanité. Un groupe de singes végétariens, menacés par des voisins carnivores et luttant pour la possession d’un point d’eau, découvre en se réveillant un mystérieux monolithe noir. L’un d’eux apprend alors à se servir d’un os comme arme puis tue pour se procurer de la viande. Quatre millions d’années plus tard, en 2001, un savant américain, le Dr Heywood Floyd, se rend sur la lune pour enquêter sur la présence d’un même monolithe émettant des signaux. Dix huit mois plus tard, le Discovery est en route vers Jupiter, où semblent se diriger les signaux. À bord se trouvent David Bowman et Frank Poole, trois autres cosmonautes en hibernation et l’ordinateur HAL 9000 qui contrôle l’astronef…
Quand Kubrick a l’idée de faire un film de science-fiction, il devient vite évident, pour lui, que d’autres formes de vie intelligentes existent ailleurs que sur Terre. Avec la collaboration de l’écrivain Arthur C. Clarke, le projet donnera lieu à un chef d’œuvre : 2001, l’Odyssée de l’espace.
« J’ai tenté de créer une expérience visuelle qui aille au-delà des références verbales habituelles et qui pénètre directement le subconscient de son contenu émotionnel et philosophique. J’ai eu l’intention de faire de mon film une expérience intensément subjective qui atteigne le spectateur au niveau le plus intérieur de sa conscience juste comme le fait la musique. Vous avez la liberté de spéculer à votre gré sur la signification philosophique et allégorique de ce film. »

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Stanley Kubrick
2001, l’Odyssée de l’espace / 1968

Fiche détaillée Wilipédia

2001 aff

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