samedi 6 avril : 2001, l’Odyssée de l’espace / Stanley Kubrick

L’aube de l’humanité. Un groupe de singes végétariens, menacés par des voisins carnivores et luttant pour la possession d’un point d’eau, découvre en se réveillant un mystérieux monolithe noir. L’un d’eux apprend alors à se servir d’un os comme arme puis tue pour se procurer de la viande. Quatre millions d’années plus tard, en 2001, un savant américain, le Dr Heywood Floyd, se rend sur la lune pour enquêter sur la présence d’un même monolithe émettant des signaux. Dix huit mois plus tard, le Discovery est en route vers Jupiter, où semblent se diriger les signaux. À bord se trouvent David Bowman et Frank Poole, trois autres cosmonautes en hibernation et l’ordinateur HAL 9000 qui contrôle l’astronef…
Quand Kubrick a l’idée de faire un film de science-fiction, il devient vite évident, pour lui, que d’autres formes de vie intelligentes existent ailleurs que sur Terre. Avec la collaboration de l’écrivain Arthur C. Clarke, le projet donnera lieu à un chef d’œuvre : 2001, l’Odyssée de l’espace.
« J’ai tenté de créer une expérience visuelle qui aille au-delà des références verbales habituelles et qui pénètre directement le subconscient de son contenu émotionnel et philosophique. J’ai eu l’intention de faire de mon film une expérience intensément subjective qui atteigne le spectateur au niveau le plus intérieur de sa conscience juste comme le fait la musique. Vous avez la liberté de spéculer à votre gré sur la signification philosophique et allégorique de ce film. »

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Stanley Kubrick
2001, l’Odyssée de l’espace / 1968

Fiche détaillée Wilipédia

samedi 6 avril 18h
Maison de quartier Gérard Rinçon
30 rue Ernest Savart – Montreuil

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2001 aff

samedi 9 mars : Une famille heureuse / Nana Ekvtimishvili & Simon Gross

C’est l’heure du dîner et, des grands-parents aux petits-enfants adolescents, tout le monde s’affaire autour de la table. Mais une chaise reste vide : la mère, Manana, ne veut plus s’y ­asseoir…
En choisissant de déserter sans raison apparente ni fracas particulier son rôle de mère de famille et d’épouse afin de se retrouver et de se reconstruire, la jeune quinquagénaire Manana, personnage principal d’Une famille heureuse du duo Nana Ekvtimishvili - Simon Gross entre en résonance avec une myriade de destins de femmes se nouant et se dénouant à l’identique sur tous les continents. Mais réussir à traiter avec force et subtilité une histoire simple et universelle n’est pas à la portée des premiers venus, et c’est là que les talents discrètement éblouissants du duo des cinéastes révélé en 2013 à Berlin avec Eka et Natia, Chronique d’une jeunesse géorgienne font toute la différence.
« Je ne vais pas fêter mon anniversaire et je ne vais inviter personne. Je ne suis pas d’humeur. » Au matin de ses 52 ans, Manana, qui est professeur de littérature, fait grise mine dans l’appartement où elle vit avec son envahissante mère Lamara qui régente l’organisation, son quasi mutique père Otar, son époux Soso, son fils de 20 ans Lasha rivé à son ordinateur et sa fille de 23 ans Nino, jeune mariée habitant sous le toit familial avec l’étudiant Vakho. Mais rien n’y fait, « les gens viendront quand même » et Manana subit le rituel animé d’une soirée effervescente d’anniversaire, bouquet de fleurs, alcools et chanson en prime. Mais comme elle refuse de participer, ne concédant qu’une apparition, son mari lui fait des reproches : « Mais qu’est-ce qui t’arrive ? Quelqu’un est mort ? Tu crées des problèmes pour rien. » Alors, la vérité éclate : « Je ne peux plus vivre ici. Je veux quitter cette maison. »
Film féministe d’une grande sensibilité ancré dans un quotidien restitué à la perfection et nimbé d’un léger mystère, Une famille heureuse est un instantané délicatement émouvant d’un passage déterminant dans « le tourbillon de la vie ».

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Nana Ekvtimishvili & Simon Gross
Une famille heureuse / 2017

Fiche détaillée Wikipédia

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samedi 2 février : I Am Not Your Negro / Raoul Peck

Hommage à une figure centrale de l’histoire contemporaine des États-Unis, et confirmation de l’actualité brûlante de son regard critique sur la société américaine, I Am Not Your Negro de Raoul Peck prend pour point de départ un manuscrit inachevé de Baldwin, Remember This House. L’auteur tente d’y fournir un témoignage sur le parcours de trois figures phares de la lutte pour les droits civiques (Malcolm X, Martin Luther King et Medgar Evers) assassinées avant d’avoir atteint la quarantaine, aussi bien qu’un témoignage personnel sur ces trois hommes qu’il avait connus et côtoyés. Le film s’écarte cependant assez vite de la reconstitution historique, et se laisse graduellement envahir par la voix de l’écrivain (au sens figuré, puisqu’il s’agit d’un montage du texte de Baldwin lu par Samuel Lee Jackson), dont les réflexions critiques et les souvenirs personnels servent de principe organisateur à une véritable plongée dans ce que l’on peut bien nommer une contre-histoire américaine.
Baldwin dresse le portrait clinique d’une Amérique qui refuse, tout comme ses héros (à commencer par un John Wayne passant son temps à sermonner les Indiens), de se confronter à la réalité. C’est-à-dire de grandir. « Le tout, ajoute l’auteur, est de regarder sa vie en face, prendre ses responsabilités. » On ne saurait affirmer plus efficacement la valeur éthique du regard, la façon dont il implique solidairement un face à face avec le réel et la prise de responsabilité que celui-ci exige. Un parti pris auquel Raoul Peck se révèle fidèle de bout en bout, dans une mise en scène exigeante et exhaustive, qui une nouvelle fois, rappelle aux américains (mais pas seulement) cette formule célèbre de l’auteur : il ne suffit pas d’affronter un problème pour le résoudre, mais si l’on veut résoudre un problème, il n’y a d’autre solution que de l’affronter. La persistance du racisme dans la société américaine en est l’illustration la plus flagrante. Nicola Brarda / Critikat

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Raoul Peck
I Am Not Your Negro / 2017

Analyse critique intégrale ICI

Fiche détaillée Wikipédia

I Am Not Your Negro aff

 

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