Archive mensuelle de mars 2015

vendredi 13 mars : La Source des femmes / Radu Mihaileanu

À l’occasion de la Semaine Internationale des droits des femmes,
La Vie est belle s’invite à la Noue !

Exceptionnellement,
la projection aura lieu à la Maison de quartier Annie Fratellini à 19h30.

La Source des femmes est un lumineux conte oriental en forme de déclaration d’amour. Dans le village isolé d’un pays du Sud qui ressemble au Maroc ou à l’Algérie, les femmes se brisent le dos en allant chercher, chaque jour, de l’eau à la source. À la buvette, les hommes les regardent passer, indifférents, sans jamais les aider. Le manège dure jusqu’au jour où elles décident que tout cela doit changer, que l’esclavage est révolu. Oui mais comment faire ?
Sans haine ni violence, elles choisissent de se refuser à leurs époux, ce qui va semer la zizanie dans le village. Cette révolution gentiment féministe, Radu Mihaileanu la confie à une troupe exubérante conduite par deux actrices qui ont du tempérament : Leïla Bekhti et la chanteuse Byouna.
Une comédie chantante à la joie de vivre communicative.

Projection co-organisée avec l’association Les Amis de l’École,
qui a choisi le film.

Film + apéro participatif : 2€

Image de prévisualisation YouTube
Radu Mihaileanu
La Source des femmes / 2011

Fiche détaillée Wikipédia

À voir ! La Domination masculine

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samedi 7 mars : Drôle de drame / Marcel Carné

l’histoire
La scène se passe à Londres en 1900, Irwin Molyneux (Michel Simon) écrit sous le pseudonyme de Félix Chapel des romans policiers qui sont fortement critiqués par Archibald Soper (Louis Jouvet), évêque de Bedford, son cousin. Invité à dîner par le couple Molyneux, Archibald trouve très étrange que la femme de son cousin soit absente, en fait aux cuisines à s’occuper du dîner en raison de la démission de sa cuisinière. Irwin invente toutes sortes de mensonges maladroits pour justifier l’absence de sa femme, et Archibald se met à le soupçonner. Le lendemain, après une nuit passée au domicile de son cousin, il appelle Scotland Yard…

le genre : bizarre, bizarre.
On pourrait presque en faire un inventaire à la Prévert. Londres, 1900 : un amateur de mimosas qui écrit en secret des romans policiers ; un tueur qui aime les moutons et tue les bouchers ; un livreur de lait qui invente des histoires horribles qui servent, sans qu’il le sache, à l’amateur de mimosas pour ses écrits ; un évêque libidineux qui perd une photo érotique dédicacée à « ­Bébé Bedford » ; une grande bourgeoise qui préférerait mourir plutôt que d’avouer le départ précipité de sa cuisinière…
Echec total à la sortie : de rage, les rares spectateurs cassent les fauteuils. Aujourd’hui, on ne cesse de rire à ce chef-d’oeuvre d’humour absurde et noir. On ne cesse de répéter : « Je vous assure, cher cousin, que vous avez dit « Bizarre, bizarre » — Moi, j’ai dit « bizarre » ? Comme c’est bizarre. » Duo brillant opposant Michel Simon à Louis Jouvet, qui, semble-t-il, ne s’entendirent guère. Nous, on jubile… — Pierre Murat / Télérama

Tenter de mettre fin à un clivage générationnel… Comment donner une leçon (aimable) de culture populaire à tous ceux qui ne comprennent absolument pas pourquoi on sourit en répétant « Bizarre, bizarre… », ou en chantonnant « Dormez, dormez, petits pigeons » ?
Jadis, le film de Carné-Prévert servait de patrimoine familial commun au gré de ses diffusions (nombreuses, et parfois même en prime time). Et puis, il a fait figure d’antiquité décourageante : copie de plus en plus pâlichonne, dialogues de moins en moins audibles, programmations de plus en plus tardives (ou câblées). La restauration numérique lui redonne vie – surtout visuellement. Et le burlesque à l’anglaise tient la route, en premier lieu grâce aux comédiens, Louis Jouvet en tête, irrésistible d’hypocrisie satisfaite, et Michel Simon sur ses talons, chevrotant botaniste qui nourrit avec amour ses plantes carnivores (« une mouche… deux mouches… », etc.). Comme l’expliquent les bonus un peu répétitifs (qui insistent beaucoup sur l’échec du film à sa sortie, à l’automne 1937). Drôle de drame est un film atypique, avec une vague ascendance (le surréalisme du groupe Octobre) et une chiche descendance (Mon petit doigt m’a dit, de Pascal Thomas ?). Raison de plus pour (re)découvrir cette comédie loufoque, ni très réaliste, ni très poétique, même si ses auteurs inventeront, par la suite, le « réalisme poétique ». Leçon d’histoire et éclats de rire peuvent faire bon ménage. Aurélien Ferenczi  / Télerama

http://www.dailymotion.com/video/xv90v
Marcel Carné
Drôle de drame / 1937

Fiche détaillée Wikipédia

Pour aller plus loin : document

drole_de_drame2




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