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Archive mensuelle de novembre 2016

samedi 5 novembre : Le Goût du saké / Yasujirō Ozu

Le Goût du saké reprend d’ailleurs la trame de Printemps tardif (1949), celle d’un père veuf, Hirayama (incarné dans les deux films par Chishū Ryū, acteur fétiche d’Ozu), qui réalise à regret que sa fille Michiko (Shima Iwashita) est en âge de se marier et qu’il va bientôt devoir se séparer d’elle.
Le dernier film du cinéaste, apparaît logiquement comme l’un des plus aboutis de son œuvre, et certainement le plus épuré formellement : plans fixes (pour lui les mouvements de caméra ne sont pas compatibles avec la couleur), cadrage précis (les yeux des personnages sont toujours au même endroit), raréfaction du mouvement à l’intérieur d’un cadre rigide (volutes de fumée, mouvements de tête), dialogues qui ne se superposent jamais à la coupe (il chronométrait les images !). Ce système formel complexe a la particularité d’avoir une énonciation extrêmement marquée qui ne s’indexe pas sur la perception réelle (non énoncée) mais crée au contraire une perception proprement cinématographique, délestée du poids de la réalité (même le jeu des acteurs est non naturaliste) permettant de revenir à l’essentiel. Et l’essentiel pour le cinéaste est avant tout ce lien ténu qui existe entre les êtres : qu’ils soient parents, voisins ou amis, Ozu cherche à saisir dans toutes ses variations cet être avec qui comptait plus pour lui que toute morale individuelle. Son œuvre est une comédie humaine où se croisent des pères, des fils uniques et l’amour des mères, et où chacun, avec la grandeur qui lui est propre, se définit aussi par l’autre et sait croire en lui. Sara Ri / Critikat
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Yasujirō Ozu
Le Goût du saké / 1962

Article Critikat intégral

Fiche détaillée Wikipédia

 

Le gout du sake




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