Archive mensuelle de mai 2017

samedi 6 mai : Land and Freedom / Ken Loach

Au printemps 1936, David, un jeune chômeur anglais, quitte Liverpool et sa fiancée pour s’engager dans les rangs des Brigades internationales, aux côtés des républicains espagnols. Il est intégré dans une section qui lutte pied à pied en Aragon. Très vite, il est fasciné par une combattante, Blanca, la petite amie du meilleur soldat de la troupe, Coogan, un Irlandais, ancien militant de l’IRA. A la suite d’une erreur de David, Coogan est tué. Blessé et renvoyé à Barcelone, David assiste aux déchirements politiques qui minent le camp républicain. Les anarchistes sont désarmés, traqués, et David est incorporé dans la nouvelle armée populaire…

Si Ken Loach n’existait pas, il faudrait l’inventer. Comme il existe, il s’agit de l’aimer comme un être rare. De le protéger comme une espèce en voie de disparition. Car c’est exactement ce qu’il est, avec sa foi politique intacte. Sa fidélité à un idéal de vie oublié. Son obstination à filmer les humiliés et les offensés pour mieux dénoncer tous ceux qui humilient et offensent. David (Ian Hart), le héros de Land and Freedom, est chômeur dans les années 30. Un personnage comme Ken Loach les aime : simple, presque simplet par moments, mais poussé par une conviction soudain révélée et, dès lors, inébranlable. C’est par idéalisme qu’il s’engage, en 1936, aux côtés des forces républicaines. Et c’est un peu par hasard qu’il rejoint le Poum, un petit groupe bien décidé à imposer la révolution active comme antidote au fascisme menaçant. Mais Staline ne l’entend pas de cette oreille. Le Petit Père des peuples a besoin de respectabilité et redoute que ces thèses extrémistes effraient les grandes puissances. Il s’agit donc d’isoler puis d’éliminer les milices du Poum. Il va y réussir très bien, les accusant, d’abord, d’être des traîtres trotskistes, puis, carrément, des agents de Franco. Ecœurés, les militants du Poum rendront les armes et rentreront dans le rang. Ou se feront tuer. Land and Freedom n’est donc ni un film de guerre ni un film politique traditionnel. On n’y voit pas des soldats monter à l’assaut de positions ennemies en criant des hourras enthousiastes. Et la guerre civile espagnole, elle-même, n’intéresse Loach que parce qu’elle symbolise une époque où de pauvres gens, comme David, étaient prêts à mourir pour une certaine idée de la vie. C’est l’honneur qui passionne Loach. Et la façon dont il est trahi, bafoué, floué par l’ordre moral, social ou politique. En dépit de toutes les preuves que lui a fournies l’Histoire et des coups sur la gueule qu’il a reçus comme les autres, il continue à y croire, lui, aux lendemains qui chantent. Et ce qu’il affirme, dans Land and Freedom, avec une sorte de grâce intense, désarmante et, en un sens, fabuleuse, c’est que seule l’utopie justifie la vie. Pierre Murat / Télérama

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Ken Loach
Land and Freedom / 1995

Fiche détaillée Wikipédia

Land and freedom

Bonus :

Libertarias / Vicente Aranda / 1996
Fiche Wikipédia

Hommage à la Catalogne / George Orwell




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