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Archive mensuelle de décembre 2018

samedi 1er décembre : Le Charme discret de la Bourgeoisie / Luis Buñuel

Le Charme discret de la bourgeoisie est le deuxième de ses trois films français qui ne soit pas tiré d’un matériau original (entre La Voie Lactée et Le Fantôme de la liberté) mais d’un scénario né de l’imagination du cinéaste et de son fidèle collaborateur Jean-Claude Carrière. Au fil des années, Luis Buñuel a pu gagner la confiance de son producteur Serge Silberman jusqu’à bénéficier d’une confiance et d’un respect non seulement rare dans le métier mais qui frappe d’autant plus lorsqu’on y décèle a priori le caractère anti-commercial relativement important des films du cinéaste espagnol.
À la fois pur divertissement (ce film en particulier sera un beau succès commercial), pseudo-étude de cas d’une bourgeoisie toute « chabrolienne » (la présence de Stéphane Audran a amené Chabrol à rencontrer Bunuel très souvent pendant le tournage) ou encore film expérimental, Le Charme discret de la bourgeoisie est une sorte de fourre-tout magistralement pensé que l’on peut prendre et savourer par n’importe quel bout.
« Je ne vois de dignité que dans le néant » : voici la réponse proférée par le cinéaste lorsqu’on l’interrogea sur l’utilité des célébrations posthumes. Cette maxime reflète presque idéalement le cinéma de Buñuel, particulièrement sa période française, dont ce Charme discret est la figure représentative la plus célèbre, reconnue aussi bien par la critique que par le public. Œuvre lisse mais néanmoins audacieuse tout en étant parfaitement « accessible », elle est une parfaite entrée en matière dans le petit monde de Luis Buñuel.
Mais revenons un instant sur la maxime précédemment citée. Si l’on devait l’appliquer à l’ensemble de son œuvre, alors Le Charme discret de la bourgeoisie serait un film on ne peut plus digne. En effet, le néant parcourt peu à peu le film pour en contaminer l’ensemble du récit et des évènements dont le spectateur est témoin (un résumé du sujet et de l’histoire est quelque peu superflu pour ne pas dire vain) : absence d’enjeu narratif, enchaînements incongrus de saynètes, personnages disparaissant aussi rapidement qu’ils sont apparus. Il passerait presque, au vue de ses lignes, pour un film désarticulé sans queue ni tête, un film « bêtement » surréaliste, pourtant, il n’est pas une succession des sketchs même si sa structure le laisserait penser. L’enjeu est tout autre : les protagonistes du film parviendront-ils à manger enfin ?

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Luis Buñuel
Le Charme discret de la Bourgeoisie / 1972

Fiche détaillée Wikipédia

Analyses : Critikat & DVD Classik

Le Charme aff




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