samedi 9 mars : Une famille heureuse / Nana Ekvtimishvili & Simon Gross

C’est l’heure du dîner et, des grands-parents aux petits-enfants adolescents, tout le monde s’affaire autour de la table. Mais une chaise reste vide : la mère, Manana, ne veut plus s’y ­asseoir…
En choisissant de déserter sans raison apparente ni fracas particulier son rôle de mère de famille et d’épouse afin de se retrouver et de se reconstruire, la jeune quinquagénaire Manana, personnage principal d’Une famille heureuse du duo Nana Ekvtimishvili - Simon Gross entre en résonance avec une myriade de destins de femmes se nouant et se dénouant à l’identique sur tous les continents. Mais réussir à traiter avec force et subtilité une histoire simple et universelle n’est pas à la portée des premiers venus, et c’est là que les talents discrètement éblouissants du duo des cinéastes révélé en 2013 à Berlin avec Eka et Natia, Chronique d’une jeunesse géorgienne font toute la différence.
« Je ne vais pas fêter mon anniversaire et je ne vais inviter personne. Je ne suis pas d’humeur. » Au matin de ses 52 ans, Manana, qui est professeur de littérature, fait grise mine dans l’appartement où elle vit avec son envahissante mère Lamara qui régente l’organisation, son quasi mutique père Otar, son époux Soso, son fils de 20 ans Lasha rivé à son ordinateur et sa fille de 23 ans Nino, jeune mariée habitant sous le toit familial avec l’étudiant Vakho. Mais rien n’y fait, « les gens viendront quand même » et Manana subit le rituel animé d’une soirée effervescente d’anniversaire, bouquet de fleurs, alcools et chanson en prime. Mais comme elle refuse de participer, ne concédant qu’une apparition, son mari lui fait des reproches : « Mais qu’est-ce qui t’arrive ? Quelqu’un est mort ? Tu crées des problèmes pour rien. » Alors, la vérité éclate : « Je ne peux plus vivre ici. Je veux quitter cette maison. »
Film féministe d’une grande sensibilité ancré dans un quotidien restitué à la perfection et nimbé d’un léger mystère, Une famille heureuse est un instantané délicatement émouvant d’un passage déterminant dans « le tourbillon de la vie ».

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Nana Ekvtimishvili & Simon Gross
Une famille heureuse / 2017

Fiche détaillée Wikipédia

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