Archive pour la Catégorie 'François Truffaut'

samedi 3 octobre : Vivement dimanche ! / François Truffaut

Julien Vercel traverse une mauvaise passe. Il dirigeait paisiblement sa petite agence immobilière d’une ville du Var lorsque les meurtres de sa femme, Marie-Christine, et de son amant, Massoulier, l’ont contraint à se cacher. Il en est en effet le principal suspect, ses empreintes ayant été retrouvées sur le véhicule du défunt. Mais il entend demeurer libre pour mener sa propre enquête. Barbara, sa secrétaire, secrètement amoureuse de lui, trouve bien trop dangereux de le laisser circuler à l’air libre et le persuade de la laisser conduire les recherches à sa place. Elle commence ses investigations en fouillant dans le passé de Marie-Christine…
Bien sûr, la femme amoureuse qui sauve un faux coupable rappelle Hitchcock, la grande admiration de François Truffaut. Mais le père spirituel de Vivement dimanche !, c’est Howard Hawks : comme dans ses grandes comédies, le sexe est omniprésent, à la fois jeu et combat. Fanny Ardant et Jean-Louis Trintignant se défient, s’affrontent et s’amusent. Entre eux, ça pétille et ça va vite. Très vite. Le plus possible : François Truffaut exigeait même de ses comédiens qu’ils se coupent, qu’ils s’interrompent sans cesse pour rendre frénétique le suspense amoureux – vrai sujet de ce polar…
Comme chez Hawks, les rapports homme-femme s’inversent : Trintignant ne fait qu’observer – surtout les jambes des femmes qui passent et repassent devant le soupirail de la cave où il s’est réfugié. Et c’est Fanny Ardant qui agit, s’agite en vrai « mec ». Truffaut ne fait que la travestir, d’ailleurs : en petit page, fantasme du noceur d’un grand hôtel niçois, puis en Humphrey Bogart, dont elle emprunte l’imperméable pour mener à bien son enquête. Tout le film, fait pour elle, ne repose que sur elle : grande, brune, audacieuse, drôle – l’égale de Katharine Hepburn par son élégance et son insolence. Pierre Murat / Télérama

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François Truffaut
Vivement dimanche ! / 1983

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vvmdim

samedi 6 décembre : Fahrenheit 451 / François Truffaut

Imaginez un monde, pas si éloigné que cela du nôtre, où il suffirait de croquer de petites pilules de bonheur, en tête à tête avec un écran de télé géant… De cette société déshumanisée, les livres, fauteurs de troubles et de rêves, sont bannis. Petits soldats au service de la dictature, les pompiers brûlent tout ce qui est imprimé. Pourtant, Montag, le plus zélé d’entre eux, commence à douter…
Adaptation dépouillée d’un roman de Ray Bradbury, Fahrenheit 451 plonge le futur dans une grisaille très contemporaine. Décors frileux et visages blêmes suscitent une impression de familiarité bien plus angoissante que toutes les bébêtes d’Alien réunies en congrès. Privés de culture, prompts à la délation, les personnages sont comme privés d’eux-mêmes, mornes fantômes aux dialogues engourdis. Dès lors qu’il ne crée plus, le langage est mort vivant. Truffaut s’en prenait là au plus redoutable aspect de la dictature : retirer aux citoyens leur supplément d’âme. Mais il attaquait aussi les censeurs d’avant 1968 – ne voit-on pas brûler une image d’Anna Karina, la religieuse scandaleuse de Jacques Rivette ? Aujourd’hui, les silhouettes erratiques de Julie Christie et d’Oskar Werner ont peut-être un peu vieilli. Le propos – la télévision aliénante, l’abrutissement des foules comme instrument de pouvoir – ­reste, lui, d’actualité. Cécile Mury / Télérama

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François Truffaut
Fahrenheit 451 / 1966
Fiche détaillée Wikipédia

fahrenheit451




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