les ciné-clubs

Le cinéma nous appartient !

Heureusement que le cinéma est né muet :
sinon il n’y aurait pas eu d’art cinématographique.

Henri Langlois

Dès les années 1920-1930, s’appuyant sur le cinéma d’avant-garde, cinéastes et artistes commencent à « théoriser » une autre approche du cinéma que celle du simple divertissement : Louis Delluc, Riccioto Canudo, Les Amis de Spartacus, Jean Vigo inventent l’analyse cinématographique que d’autres, Léon Moussinac, Georges Sadoul, vont transformer en mouvement de résistance contre la censure, essentiellement en faveur du cinéma soviétique. L’histoire naissante du cinéma est liée à celle de ces quelques ciné-clubs expérimentaux dont le merveilleux bouillonnement est interrompu par la guerre.
Mais tout paraît possible, dès la Libération, après cinq années de barbarie et de privations. Tout, même le fait d’arracher le cinéma au commerce. Se créent, de façon totalement anarchique, des centaines d’associations qui se donnent le nom, inventé par Louis Delluc, de ciné-clubs.
Les fondateurs du mouvement ne respectent qu’une seule règle : celle de la liberté retrouvée. Ils sont enseignants, étudiants, membres de professions libérales, ouvriers, syndicalistes, anciens résistants, totalement indifférents aux règles de « l’exploitation cinématographique commerciale » dont la conception leur semble appartenir à un passé révolu.
Une violente opposition éclate rapidement de la part des professionnels de l’exploitation (« les professionnels de la profession » comme dirait Godard) contre un mouvement associatif inconnu et insaisissable qui pourrait bien devenir une dangereuse concurrence à un commerce resté, lui, dans la tradition de la rentabilité à tout prix.
Des poursuites sont engagées contre quelques indésirables que l’on appelle déjà animateurs de ciné-clubs. On va même jusqu’à traîner devant les tribunaux Jean Michel, professeur de lettres, fondateur du ciné-club de Valence, inventeur de la forme la plus accomplie du ciné-club, celle du ciné-club de jeunes. Et Jean Michel gagne le procès et, avec lui, l’ensemble du mouvement.
Il est reconnu, alors, à toute association (Loi de 1901) le droit d’organiser des séances cinématographiques dans un but culturel et non lucratif.
La Loi de Waldeck Rousseau définissant, depuis 1901, l’association comme « la convention par laquelle deux ou plusieurs personnes mettent en commun, d’une façon permanente, leurs connaissances ou leur activité dans un but autre que celui de partager des bénéfices » ne s’était jamais, en près d’un demi-siècle, approchée de si près d’une activité éminemment commerciale comme celle du cinéma.
Source : Unicc-Interfilm

les ciné-clubs blowup
Michelangelo Antonioni / Blow Up / 1966




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