samedi 9 novembre : L’An 01 / Gébé-Doillon-Resnais-Rouch

On arrête tout. On réfléchit. Et c’est pas triste. L’An 01, ovni cinématographique, est une adaptation pour le grand écran d’une bande-dessinée de Gébé, scénariste et dessinateur qui a participé à de nombreuses publications aujourd’hui cultes : Pilote, Hara-Kiri, Charlie Hebdo… L’An 01, publiée sous forme de série à partir de 1970 dans Politique Hebdo, fut créé par Gébé et enrichie par les propositions des lecteurs. En 1973, Jacques Doillon décide de mettre en images l’oeuvre de Gébé, avec la complicité d’Alain Resnais et de Jean Rouch. Un faux documentaire sur une nouvelle ère, inspiré par les idéaux de mai 1968.
Au cours de l’été 1972, Jacques Doillon tourne son premier long métrage d’après les bandes dessinées de Gébé. Inspirée des idées post-soixante-huitardes, cette utopie dessinée puis filmée, ne voit le jour que grâce aux lecteurs de Hara Kiri et de Charlie qui se proposent de mettre à la disposition de Doillon et Gébé leurs appartements et leur temps libre. Faire un pas de côté, arrêté la machine afin de se parler, de réfléchir à ce qui parait véritablement nécessaire à la vie et peut-être au bonheur.
« On nous dit : le bonheur, c’est le progrès, faites un pas en avant. Et c’est le progrès, mais ce n’est jamais le bonheur. Alors si on faisait un pas de côté ? » 
On se réapproprie le temps, on s’aborde, on se réunit, on discute sans fin, on se cultive, on met en commun les pensées et les rêves. Plus tard, on emmène les enfants au musée pour leur montrer les hideuses reliques de la société de consommation. Parfois, on « joue à retravailler », avant de s’écrouler de rire, comme dans cette séquence où Coluche et sa bande interprètent des employés de bureau fébriles…
Le film est sorti en salle le 22 février 1973, réalisé par Jacques Doillon, avec une séquence d’Alain Resnais, une autre de Jean Rouch, plus de 300 acteurs dont Coluche, Gérard Depardieu (son premier rôle au ciné), Miou-Miou, Romain Bouteille, Gotlib, toute l’équipe d’Hara-Kiri, Jacques Higelin…
« 17 semaines d’exclusivité à Paris, émeutes dans toutes les villes lors de la première du film, 500.000 entrées pour un film de 17 millions anciens en noir et blanc. Une belle aventure. Quelques-uns s’en souviennent » / Gébé
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Gébé-Doillon-Resnais-Rouch
L’An 01 / 1973
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l'An 01

samedi 5 octobre : Soul Kitchen / Fatih Akin

Perdu au milieu d’un gris paysage de friches industrielles, l’endroit fait office de refuge: un îlot de chaleur et de solidarité. Il représente une légitimité à vivre, ici et maintenant. Dans ce lieu magique, à protéger, donc, coûte que coûte, toutes les nourritures, toutes les saveurs se mêlent : les accords de «soul music» noire américaine, le goût de l’ivresse et des luttes partagées. C’est dans la joyeuse cohue de ces scènes de groupe que le film s’envole vraiment, comme un rêve d’utopie, libre, fragile et fervent.
Cécile Mury / Télérama
Une comédie déjantée où un immigré turc se bat pour conserver un restaurant marginal et chaleureux…
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Fatih Akin
Soul Kitchen / 2009

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Soul Kitchen

samedi 1er juin : Les Favoris de la lune / Otar Iosseliani

Un service de table en porcelaine et un nu féminin datant du XVIIIe siècle passent de main en main, apparaissent et disparaissent, font trois petits tours et puis s’en vont. Ils rencontrent ainsi une antiquaire qui collectionne les vieilles choses et les jeunes amants, son mari armurier qui vend aussi des bombes, un policier dont la plantureuse épouse est la maîtresse de l’armurier, un serrurier, spécialiste en explosifs et ancien amant de l’antiquaire…
Avec Les Favoris de la lune, Otar Iosseliani découvre Paris : des gens pressés, constamment en mouvement, qui se croisent, s’espionnent, se mentent… Dans ce grouillement humain, l’oeil à l’affût du détail poétique (à l’image de Tati, auquel on peut songer), le cinéaste choisit les marginaux. Les « favoris de la lune », ce sont les petits malfrats, les clochards, les terroristes d’opérette qui promènent leur fantaisie dans les lignes rigides de la ville. Autour d’eux, les histoires d’amour se lézardent, les façades tombent sous le coup des bulldozers.
Tout fout le camp, semble dire Iosseliani, mais il ne s’arrête pas pour se lamenter. Il filme la rose que la fleuriste vend au jeune dragueur, l’envol des oiseaux dans un jardin public, le sans-abri sympa qui philosophe… Un trop-plein de vie éclate dans chaque plan, et la bande sonore participe à cette joie d’emmagasiner les choses, de faire chanter les événements les plus modestes. Ce « charme discret de la truanderie », fut l’un des films les plus originaux des années 1980.
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Otar Iosseliani
les Favoris de la lune / 1984
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Les Favoris de la lune

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