samedi 6 avril : Les Glaneurs et la Glaneuse / Agnès Varda

samedi 6 avril : Les Glaneurs et la Glaneuse / Agnès Varda dans Agnès Varda gg-150x150A première vue, l’affiche de Les Glaneurs et la Glaneuse invite à la corvée de patates. Mais regardez bien la forme de ces pommes de terre mouchetées. Chacune a deux ventricules rondelets, comme un coeur humain.
Partie du mot « glaner », charmant et désuet, dont elle filme la définition dans un vieux dictionnaire, Agnès Varda sillonne la France avec sa petite caméra numérique, à la recherche des glaneurs d’aujourd’hui. Et comme toujours, son oeil de colibri fureteur excelle à dégotter les perles rares dans la foule des anonymes. De ces gens exceptionnels dont l’excentricité obstinée vous regonfle à bloc. Un viticulteur psychanalyste adepte de l’«antiphilosophie du sujet», capable de réciter tout Du Bellay à brûle-pourpoint. Un alphabétiseur expert en biologie, qui survit en croquant les restes des marchés à même le trottoir. Un seigneur en bottes de sept lieues caoutchoutées, fier de se nourrir «100 % poubelles depuis dix ans, et jamais malade»
Construit comme un jeu de l’oie, le film saute d’une rencontre à l’autre, sans autre règle que celle du coq-à-l’âne, le pêché mignon d’Agnès Varda, qui fait office de guide de vie, de passeuse pas sage ouvrant nos yeux sur une réalité révoltante. Celle d’un deuxième millénaire perpétuant une tradition de survie rase-mottes : le glanage. On ne courbe pas l’échine pour les mêmes raisons. Certains le font par besoin, par plaisir ou par philosophie. Mais tous reproduisent un geste que les hommes préhistoriques répétaient déjà. Le temps ne fait donc rien à l’affaire. Voilà ce qui passionne Agnès Varda, qui signe aussi un essai philosophique, «stroboscopique, narcissique et même hyperréalistique» sur le temps qui passe. (Marine Landrot / Télérama)
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Agnès Varda
Les Glaneurs et la Glaneuse / 2000
Fiche d’analyse à télécharger :

fichier pdf Fiche les Glaneurs et la Glaneuse
Fiche détaillée Wikipédia

Les glaneurs et la glaneuse

samedi 2 mars : Brève rencontre / David Lean

Adapté d’une pièce de Noel Coward, Brief Encounter (Brève Rencontre en français) traite d’un sujet encore largement sulfureux pour les « bonnes moeurs » et le public de 1945 : le désir et l’amour adultérins. A l’instar d’un Billy Wilder (Sept ans de rélexion, Certains l’aiment chaudLa Garçonnière, Irma la Douce, Embrasse-moi idiot, entre autres !), ou d’un Ernst Lubitsch (Sérénade à trois) mais sur un tout autre mode – nous ne sommes pas ici dans le registre de la comédie -, David Lean doit en premier lieu éviter la menace de la censure, mais aussi de choquer le public. Le futur réalisateur de Lawrence d’Arabie et de Docteur Jivago réalise alors un film subtil, aux lectures plurielles. Et si la question de la censure, aujourd’hui, ne se pose plus tout à fait dans les mêmes termes, le sujet, lui, est toujours aussi brûlant. Et sans réponse.
« Dans une gare de la banlieue londonienne, un homme et une femme se font des adieux discrets et définitifs. Ils se sont rencontrés ici même à la faveur d’un de ces accidents du destin qui sont à l’origine des plus émouvantes histoires d’amour.
Au sortir de la guerre, la critique et le public ont salué ce mélo héroïque. Le ton est réaliste. On pénètre dans la sympathique trivialité de la petite bourgeoisie, voire du prolétariat anglais : les gens parlent de tout et de rien dans les espaces collectifs où les deux protagonistes vivent leur histoire d’amour. Ces petites gens ne sont pas caricaturés ni méprisés. Ce souci de montrer la vie se double d’une atmosphère esthétique, qui évoque les belles heures du réalisme poétique. Tout cela fonctionne ensemble : la vie quotidienne, les images de type «fantastique social» qui exaltent cette réalité et le cas cornélien de deux amoureux. Leur aventure est devenue mythique : celle d’un amour impossible. Un grand film romantique, totalement réussi. »

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David Lean
Brève rencontre / 1945
Fiche détaillée Wikipédia

Brève rencontre

samedi 2 février : Yoyo / Pierre Etaix

Un riche aristocrate s’ennuie dans son grand château… Lors du passage d’un cirque, il retrouve un ancien amour, qui est devenue dresseuse de chevaux, et fait la connaissance de son fils : le petit Yoyo…
Vient la crise de 1929. Désormais sans argent, la petite famille part en carriole sur les routes et présente un spectacle de ville en ville, dans lequel le petit Yoyo prend goût au monde du spectacle vivant.
Yoyo, chef d’oeuvre de Pierre Etaix, à l’image de l’évolution du cinéma, commence par des séquences muettes, pour devenir soudainement parlant. Yoyo est une Comédie irrésistible où les gags s’enchaînent à toute vitesse, qui fait preuve d’une originalité et d’une inventivité sans bornes.
Comique, émouvant, Etaix se situe quelque part entre Charlie Chaplin et Jacques Tati… C’est fin, c’est beau, c’est plein de poésie ; c’est merveilleusement écrit et magnifiquement pensé ; c’est hilarant tout en demeurant profondément humain et généreux.

Entretien avec Pierre Etaix : cliquez ICI
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Pierre Etaix
Yoyo / 1965
Fiches détaillées Wikipédia : Pierre Etaix et Yoyo

Yoyo

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