samedi 4 février : Le Moindre centime / Erika Haglund & Benjamin Serero / PROJECTION EN PRÉSENCE DES RÉALISATEURS

Des visages, des voix. Des portraits.
Dans le bureau de l’assistante sociale, ils posent sur la table une facture impayée, une demande de bons alimentaires. Par bribes, ils racontent à voix nue leur pauvreté discrète et méconnue. Martine, l’assistante sociale, tout à l’écoute, les aide à ne pas lâcher prise. Concrètement, elle cherche avec stratégie tous les leviers possibles de l’aide sociale.
Au fil d’une année, nous les retrouvons régulièrement. Nous les suivons dans leur rendez-vous, mais aussi, peu à peu, dans les à côtés de la vie : au travail, au sport des enfants, au cours de conduite… Les saisons passent, les langues se délient, et eux luttent au jour le jour pour leur survie. Jusqu’à quand ?
« Transformer les chiffres en témoignages, donner un visage aux statistiques. Dans le bureau de l’assistante sociale, au fil des rendez-vous, nous avons voulu donner la parole à ceux qui luttent au quotidien pour vivre décemment. Quel visage ont-ils ? Comment se racontent-ils eux mêmes ? Comment vivent- ils leur situation ? Toutes réunies, ces bribes de vies forment une mosaïque représentative de ce que vivent nombre de personnes en situation de grande précarité, en France et ailleurs en Europe. »
Avec Le Moindre centime, Erika Haglund et Benjamin Serero incitent au débat : quelles réponses ? Quelles propositions ?

APRÈS LA PROJECTION :
APÉRO PARTICIPATIF ET DISCUSSION AVEC LES RÉALISATEURS

Erika Haglund & Benjamin Serero
Le Moindre centime / 2012

Fiche détaillée Dublin Films

fichier pdf dossier Le Moindre centime

Le moindre aff

samedi 7 janvier : Pension d’artistes / Gregory La Cava

Dès son entrée au Footlights Club, une pension new-yorkaise, la très belle Terry Randall, issue de la bonne société du Middle West, suscite des jalousies. Ses bonnes manières tranchent au sein de la troupe des chorus girls. Sa colocataire, Jean Maitland, n’est pas la dernière à la détester. L’autre moitié de son mépris, Jean la réserve à la sophistiquée Linda Shaw, dont la liaison avec un producteur, Tony Powell, la scandalise. Seule la douce Kay Hamilton fait l’unanimité de ses collègues. Toutes l’adorent. Terry ignore les appels à la raison de son père et persiste dans sa volonté. Elle deviendra une actrice de premier plan. Elle prend des leçons auprès de Catherine Luther, une vedette déchue…
Pension d’artistes (Stage Door) est un des plus beaux films produit par la RKO durant les années 30 et constitue une étape importante pour ses participants. Le film adapte une pièce à succès jouée à Broadway : les différents destins d’aspirantes artistes féminines vivant en communauté dans une modeste et bouillonnante pension.
http://www.dailymotion.com/video/x2k4kfy
Gregory La Cava
Pension d’artistes (Stage Door) / 1937
avec Katharine Hepburn, Ginger Rogers, Adolphe Menjou, Lucille Ball, Ann Miller…

Fiche détaillée Wikipédia

Pension d'artistes

3 décembre : La Blonde et moi / Frank Tashlin

Marty « Fats » Murdock le mafieux, ex-caïd du flipper, confie sa blonde à Tom Miller, impresario sur le retour, pour la propulser dans le firmament du show-business… La chevelure blonde peroxydée, les lèvres rouges et pulpeuses, la moue aguicheuse, le déhanché provocant… tout ceci n’est qu’un masque, une persona, un personnage. Satire du showbiz, La Blonde et moi n’a peut-être pas le mordant d’un Billy Wilder, mais ne manque pas de piquant pour autant. Dans le voisinage de ce que proposera Blake Edwards, cette farce élégante est bien plus qu’une sympathique série B. Tashlin y déploie une esthétique très graphique qui parvient à traiter de la vulgarité sans y plonger, maintenue par une certaine sophistication du cartoon. Dessinateur, le réalisateur a fait ses armes auprès de Max Fleischer – le papa de Popeye – et Leon Schlesinger, créateur de la Warner Bros Cartoons, avant d’intégrer l’équipe de Walt Disney. Il utilise habilement ici les codes du cartoon, exacerbant les formes hallucinantes de son actrice d’une contre-plongée. Sur son passage, un gamin siffle tel le loup de Tex Avery, la glace fond à vitesse grand V, les verres de lunettes se brisent, le lait déborde des bouteilles… Plus qu’un effet de style, ces effets dévastateurs constituent le ressort dramatique même du personnage, bimbo malgré elle. Un film précieux sur les fifties. Estelle Bayon / Critikat
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Frank Tashlin
La Blonde et moi (The Girl Can’t Help It) / 1956

Article Critikat intégral

Fiche détaillée Wikipédia

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