samedi 7 avril : La Fille qui en savait trop / Mario Bava

Nora Davis, une jeune Américaine, se rend à Rome visiter une amie de sa famille. Elle fait la connaissance dans l’avion d’un homme qui sera arrêté à l’aéroport pour trafic de stupéfiants. Le soir de son arrivée et malgré l’avis rassurant du Docteur Bassi, qu’elle a croisé dans l’appartement, la femme qui l’héberge décède sous ses yeux. Prise de panique, Nora s’enfuit dans les rues et est victime d’une agression. À peine a-t-elle eu le temps de reprendre ses esprits qu’elle est témoin du meurtre d’une femme avant de sombrer à nouveau inconsciente. Personne ne voudra croire Nora… A-t-elle subi un choc psychologique lors de son agression ? Grande amatrice de romans policiers, serait-elle victime de ses mauvaises lectures ? Nora mènera sa propre enquête avec l’aide du Docteur Marcello Bassi, qui lui fait une cour effrénée…
La Fille qui en savait trop est LE film fondateur d’un genre qui allait connaître de nombreuses illustrations dans les années 60 et 70 en Italie : le giallo.
Giallo signifie jaune en italien, couleur de la couverture de ce qui était, à cette époque, l’équivalent en Italie de notre Série Noire.
Admirables, la mise en scène et le traitement photographique ! Le génie de Bava explose dans ses cadres et ses éclairages tranchés. L’inquiétante obscurité de la nuit nous plonge dans l’angoisse et s’oppose aux rassurantes balades dans une Rome inondée de soleil. Mario Bava, par le traitement baroque qu’il applique aux événements tragiques vécus par Nora, prolonge notre impression de cauchemar et maintient jusqu’au bout l’ambiguïté sur la réalité des faits…
Mario Bava, en plus d’être un chef opérateur de génie, s’affirme définitivement avec La Fille qui en savait trop comme un metteur en scène de grand talent ; et s’il est aujourd’hui reconnu, on ne peut que regretter qu’il ne lui ait jamais été confié de projet plus ambitieux.
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Mario Bava
La Fille qui en savait trop / 1963

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samedi 10 mars : The Cat, The Reverend & The Slave / Alain Della Negra & Kaori Kinoshita

Markus est un furry : l’animal qui sommeille en lui est un chat. Benjamin est un pasteur moderne : il prêche les évangiles dans une église virtuelle. Kris est un maître goréen : il contrôle la vie sexuelle de ses esclaves depuis sa chambre… Un documentaire sur trois communautés emblématiques de Second Life, un monde virtuel entièrement imaginé par ses habitants.
Le premier rêve depuis toujours d’être un chat. Le deuxième veut ramener les brebis égarées dans « le droit chemin du Seigneur ». Le troisième se vante d’avoir des esclaves. Ils ne se connaissent pas, mais ils ont un point commun : ils passent leur temps sur Second Life, le jeu en ligne où tout est possible. Les réalisateurs ont parcouru les États-Unis à la rencontre des accros du réseau, en chair et en pixels. Devant la caméra, « furries » (qui ont un avatar mi-animal mi-humain) et autres « goréens » (adeptes des relations de domination et de soumission) s’épanchent sur leurs étranges pratiques – le « Révérend », en son cybertemple, dirait plutôt « perversions »… Mais sous le comique, souvent involontaire, ce road-movie se révèle troublant, tant les frontières entre le réel et le virtuel deviennent mouvantes : un événement survenu sur Second Life a, souvent, des conséquences dans la « vraie vie » des joueurs… / Samuel Douhaire / Télérama
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Alain Della Negra & Kaori Kinoshita
The Cat, The Reverend & The Slave / 2009

Fiche détaillée ICI

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samedi 3 février : L’Assoiffé

Calcutta. Vijay (Guru Dutt) ne parvient pas à vivre de ses poèmes ; et pour cause, la vision de la nature humaine qu’il dévoile à travers eux est très pessimiste et n’attire donc pas les foules, plus friandes de romantisme sucré. Non seulement ses quelques amis ont du mal à croire en son talent mais sa famille ne le soutient pas, ses frères le chassant même de la maison, ne supportant pas qu’un tire-au-flanc vive à leurs crochets. Ayant appris que ses manuscrits ont été vendus à un fabricant de pâte à papier par un éditeur non intéressé pour les publier, Vijay s’empresse d’aller les récupérer. On lui apprend alors que quelqu’un les a sauvés de la destruction en les rachetant. Une nuit, assis sur un banc public, il entend une femme chanter un de ses textes ; il la suit jusqu’à apprendre qu’il s’agit de Gulab (Waheeda Rehman), une prostituée. S’apercevant en arrivant à la maison close que l’homme qui le suit est sans le sou, Gulab le chasse juste avant de comprendre qu’il s’agit de l’auteur des poèmes qu’elle vient de se procurer et pour lesquels elle s’est prise de passion.
Assoiffé, le personnage principal du film (interprété avec force et conviction par Guru Dutt lui-même) l’est de reconnaissance, de justice, de paix et d’amour. Vijay est donc un personnage foncièrement bon essayant de surnager dans un monde qu’il abhorre, espérant naïvement le changer par ses poèmes. Un candide qui se verra rejeter à la fois par sa famille et ses amis. Un amoureux transi déchiré entre l’amour que lui porte une prostituée (la seule à voir en lui un grand artiste) et celui qu’il éprouve toujours pour une étudiante qui, plutôt que de vivre d’amour et d’eau fraîche à ses côtés a préféré, il y a quelques années de cela, choisir la voie de la richesse stable d’un homme qu’elle n’aimait pas particulièrement. D’ingénu au départ, après de multiples épreuves vécues comme une véritable descente aux enfers, Vijay acquiert une grande lucidité sur le monde qui l’entoure, dans lequel il ne se retrouve plus et qu’il désire même quitter : « Mes amis, ce ne sont pas mes amis. Leur seul ami c’est l’argent. Hier encore, ils me reniaient. [ …] Je ne me plains de personne ; je n’en veux à personne. Je n’en veux qu’à notre société qui prive les hommes de leur humanité, change les frères en inconnus et les amis en ennemis. J’en veux à cette culture qui rend un culte aux morts et foule aux pieds les vivants, qui voit dans l’empathie un signe de lâcheté et dans l’humilité un signe de faiblesse. Jamais je ne pourrais vivre en paix dans une société pareille. » Tel est le discours tenu à la toute fin de ce très beau film par Vijay.

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Guru Dutt
L’Assoiffé / 1957

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L'Assoiffé aff

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