samedi 7 mai : Femmes au bord de la crise de nerfs / Pedro Almodovar

Actrice de doublage, Pepa vient de se faire plaquer par son amant et partenaire, Iván. Elle met le feu à son lit, pile des somnifères dans le gaspacho et… coup de sonnette : le propre fils d’Iván et sa fiancée, Marisa, viennent visiter l’appartement. Coup de sonnette : Candela, une amie, débarque, affolée — son dernier béguin, un terroriste, doit faire sauter un avion, justement celui que va prendre Iván avec sa nouvelle maîtresse. Coup de sonnette : Lucía, la femme d’Iván, surgit avec un revolver.
Ça vous paraît brouillon ? rocambolesque ? extravagant ? C’est encore mieux. Pedro Almodóvar tricote le vaudeville avec une frénésie personnelle. Mailles à l’envers et aiguilles farceuses : il emmêle et pervertit les ficelles classiques de la comédie de boulevard. Quiproquos gigognes, adultères farfelus, hystérie parodique : le héraut-héros de la Movida shoote Feydeau aux amphétamines.
À travers sa folle farandole de personnages fantoches, Almodóvar raille l’Espagne post-franquiste, qui se croit libérée de son corset moral et danse, au fond, un sabbat très bourgeois. Il livre un croquant portrait de femme, celui de Carmen Maura-Pepa, diva des crises de nerfs, suave comme un bonbon au poivre.
Cécile Mury / Télérama
Premier grand succès de Pedro Almodóvar en France (plus de 600 000 entrées), lauréat de cinq Goyas en Espagne, Femmes au bord de la crise de nerfs est en quelque sorte l’œuvre-somme des années 1980 du célèbre réalisateur espagnol, celle qui lui permit de rentrer dans la cour des grands.
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Pedro Almodovar
Femmes au bord de la crise nerfs / 1988

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Lire également : Critikat

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samedi 9 avril : J’aime la vie, je fais du vélo, je vais au cinéma / Francis Fourcou

Chronique amusée et impertinente, J’aime la vie, je fais du vélo, je vais au cinéma nous fait partager quelques mois de la vie des salles de cinéma indépendantes art et essai, à la programmation exigeante. Cela commence comme un voyage nostalgique au pays des souvenirs d’enfance et des cinémas d’antan : le Rex, l’Atalante, le Lux, l’Eden… Mais Francis Fourcou précise très vite le vrai sujet de son documentaire : le présent et l’avenir des salles de cinéma. Au rythme des témoignages glanés le long de son périple, il nous embarque à la rencontre de ces « passeurs d’images » qui défendent un cinéma farouchement indépendant et une certaine idée de la diffusion des films. Sans manichéisme, il analyse les bouleversements provoqués par le phénomène des multiplexes et l’émergence d’une nouvelle forme de résistance. Celle des spectateurs qui luttent, aux côtés des exploitants indépendants, pour qu’un autre cinéma subsiste, à l’image du réseau Utopia, dont les fondateurs nous racontent l’épopée. Dans les coulisses de leurs salles bordelaises, nichées dans une ancienne église, on partage au passage quelques minutes du quotidien du programmateur ou de la projectionniste. En évoquant aussi l’expérience originale d’un ciné ambulant dans les Landes ou le combat de la salle Arenberg-Galeries à Bruxelles, le réalisateur donne à son film une dimension profondément humaine et joliment bariolée. Et nous rappelle la vraie vocation de la salle de cinéma : le partage. Mathilde Blottière / Télérama
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Francis Fourcou
J’aime la vie, je fais du vélo, je vais au cinéma / 2005
Entretien avec le réalisateur
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samedi 12 mars : Ceci n’est pas un film / Jafar Panahi

Comment, quand on est réalisateur, faire un film depuis son appartement, sans caméra, sans chef opérateur, sans preneur de son, sans… rien ? En vivant en Iran, interdit d’exercer son métier. En livrant à la petite caméra DV d’un ami, autre réalisateur, sa frustration. Et en la tournant naturellement en force créatrice. Parce qu’il a ça dans le sang, Jafar Panahi. Finalement, de ces bouts de rien travaillés par un montage haletant, Panahi et Mirtahmasb livrent un objet filmique inattendu, qui n’est rien d’autre que tout ce qu’on attend du cinéma.
Face caméra, un homme d’une cinquantaine d’année, pas très bien réveillé, prend son petit déjeuner. La bande-son égrène le craquement du pain, la cuiller contre le pot de miel, la sonnerie du mobile. Mais l’homme ne peut pas parler au téléphone. Il dit à son interlocuteur : « À propos de ce que tu sais… Bon, tu ne peux pas passer plutôt à la maison pour en parler ? »
Cet homme, c’est Jafar Panahi, sans doute, avec Abbas Kiarostami, le cinéaste iranien vivant le plus important. (…)
Vacillant entre moments de frustration et de désespoir de Panahi et scènes d’exacerbation de la créativité, Ceci n’est pas un film est le cri de rage d’un cinéaste empêché. Ceci est la force, l’angoisse et la beauté d’un geste cinématographique hors cadre. Ceci est tout un monde dans un objet filmique inattendu. « Un film n’est jamais ce qu’on raconte, mais ce qu’on réalise. » Précisément. Jafar Panahi a réalisé Ceci n’est pas un film, et ceci est un film. Et un grand.
Critikat / Sarah Elkaïm / Ici l’article intégral
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Jafar Panahi
Ceci n’est pas un film / 2011

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